Si la clôture n’est pas obligatoire, sa présence croissante dans le paysage urbain témoigne de l’évolution des moeurs, des modes et des techniques. A sa vocation de délimiter une propriété, la clôture remplit d’autres fonctions au gré des transformations du paysage urbain : servant parfois à mettre en scène une façade, à révéler une habitation et se placer ainsi comme interface exclusif entre le privé et le public, elle cherche également à cacher et préserver les constructions des regards indiscrets.
A chaque époque, la clôture devient le reflet et l’expression de l’organisation urbaine. Elle s’inscrit dans l’histoire architecturale et s’impose dans le paysage collectif.
Le paysage urbain ne constitue pas l’oeuvre d’un seul auteur, mais naît de la multiplicité des initiatives individuelles, d’une approche commune, d’un effort partagé. Seule une prise de conscience collective de l’influence de chacun sur sa mise en forme peut contribuer à révéler un patrimoine urbain diversifié, soigné et cohérent.
Des réglementations adéquates s’avèrent indispensables pour accompagner et encourager de telles initiatives afin de réinvestir un tissu urbain organisé, diversifié et agréable pour tous.
Au travers de ces réglementations et d’un vocabulaire commun, le traitement des clôtures apportera une certaine homogénéité entre constructions neuves et bâtiments anciens. Plus largement, la composition même des espaces urbains et de leurs transitions sera reconsidérée, entre unité et densité.
Cap l'Orient, la Communauté d'aggloméraiton du Pays de Lorient, a rédigé une plaquette d'information sur les clôtures, "images de la propriété, reflets du paysage de rue", afin de guider les propriétaires dans leur choix de structure ou de végétaux et de leur apporter des éléments concrets sur l'harmonie générale de leur espace.